Origines du Ragdoll

La race est originaire des États-Unis, plus précisément de Riverside en Californie. Elle a été créée en 1963 par Ann Baker, éleveuse de persans.

Ann Baker accoupla une chatte blanche à poils mi-longs du nom de Joséphine avec un mâle d'origine inconnue nommé Blackie.

Aux États-Unis, le Ragdoll est reconnu dès 1965. En 1969, un couple d'éleveurs, Laura et Denny Dayton, achètent chez Ann Baker quatre ragdolls et établissent un élevage sous le nom de "Blossom Time". Ann Baker crée en 1971, l'International Ragdoll Cat Association (I.R.C.A). Elle garde la mainmise sur les descendants de Joséphine et impose beaucoup de contraintes aux autres éleveurs de ragdolls, si bien qu'en 1994, un groupe d'éleveurs décida de couper les ponts avec le monde du ragdoll et créa à partir de cette race une nouvelle, nommée ragamuffin.

En Europe, les premiers ragdolls, descendants directs de Joséphine, sont importés vers la Grande-Bretagne en 1981. Ce sont deux amies anglaises, qui intriguées par ce qu'elles entendent des médias américains, se décident à faire chacune un élevage. Elles se procurent chacune un couple de la chatterie "Blossom Time". Ces quatre chats sont pour beaucoup dans l'établissement de la race en Europe.

Un club de passionnés "British ragdoll Club" est fondé en 1987 et la race est reconnue par le GCCF en 1991, un an plus tard, la FIFé fait de même. Entre temps, le ragdoll est introduit en Allemagne (1985) et en France en 1986 par Noëlle Vialatte "Chatterie de Gailande" à Biarritz. C'est un couple provenant d'un des deux premiers élevages des amies anglaises : "Patriarca Ragabarfield", un mâle colourpoint bleu, et "Patriarca Rag Blossom", une femelle bicolore Seal. La race est reconnue cette même année par l'ANCFF. La première portée nait en France chez Madame Vialatte en 1988.

Les Premiers Ragdolls en France 1986

Le premier club français Le Ragdoll Club France est créé en 1993

La fondatrice de la race, Ann Baker est décédée en janvier 1997.

Sa caractéristique "poupée de chiffon" serait peut-être un caractère néoténique en effet lorsque la mère porte un chaton en les prenant par le cou, il se laisse complètement faire. Cela s'atténue avec l'âge puis disparait presque totalement (mais pas complètement ce qui explique qu'on peut contrôler les chats en les prenant par la peau du cou). Chez le ragdoll ce caractère reste marqué à l'âge adulte.

La race de Blackie, le mâle accouplé avec Joséphine après l'accident (et donc le père des premiers ragdolls) est également inconnue. On a pensé au sacré de Birmanie et au burmese mais ces théories semblent peu vraisemblables car ces deux races étaient très rares à l'époque. Actuellement on pense qu'il s'agissait plutôt d'un chat de gouttière à poils mi-longs. Ann Baker pratiqua une forte consanguinité et accoupla Joséphine avec ses chatons mâles à plusieurs reprises, ainsi que les frères et sœurs entre eux.

 

Joséphine était la chatte d'un voisin d'Ann Baker. Lorsque cette chatte fut percutée par une voiture, elle fut soignée à l'université et guérit sans séquelles visibles.

La suite de l'histoire n'est actuellement pas toujours claire. De nombreuses légendes entourent cette race controversée.

La légende dit que l'accident de voiture rendit Joséphine insensible à la douleur, et que ses chatons, comme elle, y étaient insensibles. Cette fable n'a évidemment aucun fondement scientifique, ni logique, et ces chats ne sont pas du tout insensibles à la douleur.

Blackie est décrit par Ann Baker comme un chat imposant, parfois ganté comme le birman et avec une tache blanche sur le nez, parfois il s'agit plutôt d'un mâle chocolat.

On dit que Joséphine eut trois petits et c'est à ce moment même qu'Ann Baker remarqua le caractère extrêmement doux et affectueux des chatons, qu'elle adopta et fit reproduire. Par la suite, elle raconta de nombreuses histoires contradictoires et incohérentes, parfois absurdes, sur l'origine de cette race, tantôt le résultat de mutations génétiques, tantôt œuvre de Dieu ou fruit d'un enlèvement par des extraterrestres. Ce fut la première éleveuse à utiliser le marketing (journaux, télévision locale, etc.) pour faire connaître une race.

 

Après les États-Unis où la race est très populaire, le Ragdoll gagna le cœur de l'Angleterre, de la Scandinavie et d'une grande partie de l'Europe. En France, notamment en raison de la forte popularité du sacré de Birmanie, il mit un certain temps à conquérir le public. Depuis 2007 le ragdoll est toutefois entré dans les dix races les plus représentées en France. Cela ne représente pourtant que 1,70 % du total des chats de race français. En Angleterre, comme en Scandinavie, il occupe le top 10 depuis de nombreuses années.

 

Les ragdolls sont généralement décrits comme des chats très équilibrés, calmes, doux, discrets et très affectueux. Ce chat ferait également preuve d'une grande discrétion jusque dans son miaulement, très doux. Il est casanier et s'adapte très facilement. Le ragdoll serait un chat peu peureux et qui se soumet facilement. Il ne prend pas conscience du danger et c'est pourquoi il est souvent déconseillé de le laisser sortir sans surveillance. Ces traits de caractère restent toutefois parfaitement individuels et sont différents selon l'histoire de chaque chat.

Le Ragdoll

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